Fashion shows, de la démesure à l'éco responsabilité ?

Utopie ou réalité? / 04.03.2020 – Par Gaëlle Borgeaud

Fashion shows, de la démesure à l’éco responsabilitTour d’horizon des dernières (r)évolutions 

en matière de green fashion initiatives

Temps de lecture : 4 minutes
© Instagram @Gabriela Hearst

Alors que les fashion weeks des grandes capitales mondiales touchent à leur fin, sur fond de crise sanitaire, des plus en plus d’acteurs du secteur de la mode prennent position sur l’impact environnemental de tels événements.

 

Utopie ou réalité? Zestissime s’interroge. 


Morceaux choisis des dernières news en la matière.

 

Petit flashback. Gabriela Hearst, de la marque éponyme de prêt-à-porter déjà engagée au niveau de sa chaîne de production depuis sa création, avait déjà lancé, en septembre 2019, la première impulsion lors de son fashion show new yorkais.

 

Son objectif ? Arriver à proposer un défilé neutre en gaz à effet de serre. Les moyens ? Vogue nous les relate: pas de mannequins venant des quatre coins du monde, un catering utilisant des produits locaux et saisonniers et une donation compensant les émissions de CO2 au projet associatif Hifadhi-Livelihoods au Kenya. Certains diront qu’il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan pollué. D’autres y verront une certaine hypocrisie quand on sait à quel point les marques rivalisent de créativité autour de concepts de plus en plus élaborés et coûteux. Et si toute démarche porteuse de sens, aussi minime soit elle, pouvait se démultiplier et déboucher sur des actions à plus grande échelle?

Et pour preuve. Janvier 2020. Nouveau coup de projecteur sur cette démarche éco responsable avec l’annonce d’Alexandre de Betak s’engageant à inclure une approche sustainable dans ses services. Pour rappel, Bureau Betak est LA société de production qui oeuvre pour créer et produire les fashion shows et soirées les plus en vogue de l’industrie de la mode, partenaire notamment de Gabriela Hearst, et de nombreuses autres maisons prestigieuses.

 

La société Bureau Betak s’est engagée dans la mise en place d’une charte de “10 commandements”, selon Refinery29, visant à réduire l’impact environnemental de ses activités.

Ces engagements s’articulent autour de:

 

1 – Intégrer la durabilité dans la conception et la production de tous les événements.

2 – Réutiliser les matériaux tout au long de la production.

3 – Upcycler et redistribuer pour donner une seconde vie au décor et aux matériaux.

4 – Trier et recycler les déchets.

5 – Éliminer le plastique à usage unique et installer des fontaines à eau.

6 – Offrir des repas locaux et de saison;  minimiser le gaspillage alimentaire.

7 – Minimiser l’utilisation des combustibles fossiles.

8 – Voyager efficacement et réduire les vols non essentiels.

9 – Mettre en œuvre une compensation carbone opérationnelle, notamment auprès de PUR Project.

10 – Etre membre actif de l’association 1% pour la planète.

 

 

© Instagram @Bureau Betak
© Instagram @Bureau Betak

Par ailleurs, la société souhaite fonder un comité Do Tank, réunit autour d’un équipe constituée d’influenceurs engagés, de représentants d’ONG ou encore de responsables de l’industrie de mode et de luxe.

 

Derrière une telle prise de position se pose toujours la question de la mesurabilité de tels objectifs. Dans ce cas, Bureau de Betak s’appuie sur les normes  ISO 2021 – un outil dédié à la gestion d’événements  écoresponsables – et devrait prochainement obtenir la certification convoitée B CORPORATIONS dont nous parlerons plus en détails prochainement. 

notre verdict

RÉALITÉ

Il est possible en 2020 de proposer des événements tenant compte des enjeux RSE.
Tous les acteurs économiques – marques, prestataires, sous-traitants – ont les moyens de transformer leurs pratiques pour mieux respecter la planète.
Chez Zestissime, nous souhaitons agir pour que cette initiative du monde de la mode soit soutenue et appliquée par d’autres industries dans un futur proche.  

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